
[...]qu'il est impossible de développer les renouvelables et de continuer à faire l'EPR, ou qu'on ne parviendra jamais à réduire et recycler correctement nos déchets tant qu'on construira des usines d'incinération.
Reste bien sûr à définir comment l'on mesure "objectivement" ce coût (émissions de CO2, nombre d'espèces menacées, consommation d'eau...)Premier principe : tous les grands projets publics, toutes les décisions publiques seront arbitrées en intégrant leur coût pour le climat, leur "coût en carbone". Toutes les décisions publiques seront arbitrées en intégrant leur coût pour la biodiversité. Très clairement, un projet dont le coût environnemental est trop lourd sera refusé.
Deuxième principe : renverser la charge de la preuve. Ce ne sera plus aux solutions écologiques de prouver leur intérêt. Ce sera aux projets non écologiques de prouver qu'il n'était pas possible de faire autrement. Les décisions "non écologiques" devront être motivées et justifiées comme "dernier recours".
mais plus loin...La vérité, Wangari MAATHAI et le Vice-Président Al GORE ont eu le courage de la proclamer : notre modèle de croissance est condamné.
La vérité est qu'il est illusoire en France de vouloir relever le défi du climat, notre premier défi, sans l'énergie nucléaire. Aujourd'hui, nous n'avons pas d'autre choix, sauf à renoncer à la croissance.
La décroissance reste encore politiquement incorrecte. Et l'on ne saura donc jamais ce qu'est la croissance...L'enjeu est d'investir massivement pour créer les conditions de la croissance de demain.
Ouf !Proposer sa suppression au motif qu'il bride l'action repose sur une profonde incompréhension. Le principe de précaution n'est pas un principe d'inaction. Au contraire, c'est un principe d'action et d'expertise pour réduire l'incertitude. Le principe de précaution n'est pas un principe d'interdiction. Au contraire, c'est un principe de vigilance et de transparence. Il doit être interprété comme un principe de responsabilité.
Sous-entendu que les pays pauvres sont "arriérés", en tout cas en retard. Etonnant puisque nous venons de voir que la voie choisie par les pays riches était la mauvaise (cf ci-dessus).Assimiler la politique écologique à un "retour en arrière" est une imposture. Les plus grandes pollutions s'observent au moins autant dans les pays riches que dans les pays pauvres.
Les plus grands agresseurs du climat sont des pays riches et des pays pauvres. Et soyons réalistes. Il est peine perdue de tenter de convaincre les pays en développement et émergents qu'ils doivent rester durablement pauvres parce que la croissance leur serait interdite. Il est peine perdue de tenter de convaincre les Français qu'ils doivent vivre dans la pénurie pour le bien-être des générations futures.Il faudrait rappeler que la croissance (sous-entendu économique) et la pénurie n'ont pas de rapport. Des pays avec des croissances exceptionnelles connaissent de graves famines. Il s'agit d'avantage de répartition (voir le gaspillage de pain dans les villes européennes).
Le problème de la faim est, insistons, un problème de répartition. La Terre produit de quoi nourrir largement ses habitants. Le gaspillage, la sur-consommation de viande sont des leviers d'action plus faciles à mettre en oeuvre. La majorité des plantes génétiquement modifiées sont destinées à l'alimentation animale.Cette suspension de la culture commerciale des OGM pesticides ne signifie pas que nous devons condamner tous les OGM, et notamment les OGM d'avenir. Ils sont un immense espoir. Peut-être le seul pour nourrir la planète demain.
voir La faim, la bagnole, le blé et nous de Fabrice Niccolino pour qui cette deuxième génération n'est qu'une mascarade.Je souhaite que la priorité soit donnée au développement des biocarburants de deuxième génération plus pertinents face au défi environnemental et alimentaire.
Qu'est-ce qu'un produit de substitution à un pesticide sinon un autre pesticide. Ou alors, le purin d'ortie !Et je demande à Michel Barnier de me proposer avant un an, un plan pour réduire de 50 % l'usage des pesticides, dont la dangerosité est connue, si possible dans les dix ans qui viennent. Et nous le ferons en accélérant la mise au point de produits de substitution.
Le premier point s'apparente à de la décroissance. De là à dire que la décroissance est la première priorité...Notre première priorité est de réduire notre besoin d'énergie. L'objectif est d'améliorer de 20 % notre efficacité énergétique en 2020. Notre deuxième priorité de viser un objectif de plus de 95 % d'énergie électrique sans effet sur le climat, c'est-à-dire sans carbone.
Une formule qui reconnaît que le nucléaire, malgré ses performances carbone, n'est pas propre.Là où nous dépensons un euro pour la recherche nucléaire, nous dépenserons également un euro pour la recherche sur les technologies propres et sur la prévention des atteintes à l'environnement.
Nous allons créer un droit à la transparence totale des informations environnementales et de l'expertise. Toutes les données seront communicables, y compris sur le nucléaire et les OGM. Les seules limites seront le secret de la vie privée, la sécurité nationale et les secrets industriels.
Nous vous invitons à approfondir les questions de responsabilité dans l'empoisonnement autour de l'incinérateur de Gilly-sur-Seine pour un exemple concret de filiale de filiale de filiale impliquée dans une grave pollution.Il n'est pas admissible qu'une maison-mère ne soit pas tenue pour responsable des atteintes portées à l'environnement par ses filiales. Il n'est pas acceptable que le principe de la responsabilité limitée devienne un prétexte à une irresponsabilité illimitée. Quand on contrôle une filiale, on doit se sentir responsable des catastrophes écologiques qu'elle peut causer.
Décision que devrait s'empresser de faire connaître le collectif marseillais contre l'incinérateur prévu sur l'étang de Berre.La priorité ne sera plus à l'incinération mais au recyclage des déchets. Il faudra prouver pour tout nouveau projet d'incinérateur qu'il s'agit bien de l'ultime recours.
Il faut avoir le courage de dire qu'il n'y aura plus de pétrole avant la fin du siècle. Il faut avoir le courage de reconnaitre que nous ne connaissons pas tous les effets à long terme des 100 000 substances chimiques commercialisées.