
Le bois a l'avantage d'être peu coûteux, renouvelable et facile à transformer, mais il est sensible aux attaques biologiques, d'insectes (termites, capricornes) ou de champignons (penicillum, aspergillus, ulocladium). Les moyens de lutte utilisés aujourd'hui sont des insecticides et antifongiques tels que des créosotes (jus de pyrolyse du bois) ou des cocktails de chrome, cuivre et arsenic (appelés CCA). Ces produits toxiques seront interdits par la communauté européenne à l'horizon 2008. Cette échéance souligne l'urgence de développer des produits nouveaux respectueux de la santé et de l'environnement.
L'ASAM (Anhydride succinite d'alkénoate de méthyle) est un dérivé de l'huile de colza, obtenu après réaction chimique avec un anhydride. Au cours du traitement du bois, l'ASAM transforme la cellulose en ester de cellulose, que les insectes xylophages ne peuvent consommer car ils ne possèdent pas les enzymes digestives adaptées. L'ASAM n'est donc pas un insecticide, il agit en privant les insectes de leur nourriture, la cellulose.
Le second effet bénéfique de l'ASAM sur le bois est de réduire le risque de moisissure. Pendant le traitement, la solution huileuse d'ASAM remplit les alvéoles du bois et l'empêche de gonfler grâce à ses propriétés hydrophobes. Le traitement à l'ASAM permettrait ainsi de valoriser des essences européennes en leur conférant des qualités d'imputrescibilité, qualités aujourd'hui recherchées dans les bois exotiques (teck, iroko, ipé).