
Le 22/10/07 - Depuis ce matin 8h, plusieurs centaines de militants syndicaux et écologistes occupent la barrière de péage de Chamant-Senlis sur l'A1, à 40 km de Paris. De grandes banderoles («Usagers et salariés ensemble pour sauver le climat») ont été déployées et des tracts sont distribués aux automobilistes. A deux jours du Grenelle de l'environnement, par ce geste fort sur un lieu symbolique des excès du transport routier, organisations écologistes et syndicales affichent leur unité et appellent à une rupture de la politique de transports en France : moins de trafic routier, priorité au fret ferroviaire et au transport fluvial.
« Le Grenelle de l'environnement doit se traduire par des mesures écologiquement et socialement significatives, mais aussi fiscalement justes. Ensemble, organisations syndicales de salariés, d'usagers et organisations de protection de l'environnement, nous défendons une vision commune de l'avenir des transports : priorité au fret ferroviaire et au transport fluvial et nécessité d'un plan national de réduction du trafic routier. La préservation du climat, mais aussi l'intérêt des usagers et des salariés de la route en dépendent ! » déclarent conjointement les porte-parole des organisations présentes.
Les propositions communes défendues par l'Alliance pour la Planète, FNE, Fondation Nicolas Hulot, CGT, FO, FNAUT, consofrance et CFDT sont les suivantes :
« L'urgence écologique est là. Le gouvernement ne peut pas prétendre lutter contre les changements climatiques et mettre la France sur la voie du Facteur 4 sans s'attaquer au secteur des transports, à lui seul responsable de 26% des émissions de gaz à effet de serre ! Les solutions existent. Elles doivent être mis en oeuvre le plus rapidement possible ! Nous voulons que le Grenelle de l'environnement déclare d'intérêt général pour la société l'usage et la promotion du fret ferroviaire et par voie d'eau » ajoutent les porte-parole.
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