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Marseille des eco-sapiens
Mégot, gros pollueur
Un mégot peut mettre jusqu'à 12 ans pour se décomposer.
Lorsqu'il est jeté dans le caniveau ou les égouts, il dissémine des métaux lourds, et pollue 8 litres d'eau (qui sera de ce fait traitée plus difficilement) pour un mégot .
Des médecins réclament un moratoire sur les incinérateurs de déchets

Des médecins réclament un moratoire sur les incinérateurs de déchets

Un document dresse un état des lieux inquiétant des nuisances de l'incinération sur la santé humaine – cancers, malformations congénitales, dysfonctionnement de la reproduction – et sur l'environnement – pollution des milieux naturels, émissions de gaz à effet de serre responsables du dérèglement climatique.

Le Groupe des experts scientifiques sur les dangers de l’incinération (Gesdi), qui rassemble médecins et scientifiques, appelle le gouvernement à prononcer un moratoire sur la construction de nouveaux incinérateurs de déchets. Attention à « ne pas refaire l’erreur de l’amiante », avertit le Gesdi dans un rapport sur « les alternatives à l’incinération et aux décharges », remis jeudi 4 octobre aux ministères de l’Écologie et de l’Intérieur.

Un incinérateur est « un brûlot géant duquel s’échappent de très nombreuses substances toxiques », notamment des composants chimiques cancérigènes et mutagènes, que l’on retrouve dans l’air et les résidus, indique ce rapport. Et « ni les filtres utilisés, ni les autres procédés visant à limiter l’échappement de ces substances hors de l’incinérateur, ni les prétendues mises aux normes ne peuvent protéger contre l’imprégnation de l’environnement par ces substances et cela d’autant plus que les accidents de fonctionnement ne sont pas rares », soulignent les experts. Leur rapport dénonce en particulier l’incinération « aveugle » des déchets, en vrac, soulignant qu’elle est pratiquée en France en violation de plusieurs directives européennes mais aussi de la loi du 13 juillet 1992, qui place l’incinération en fin de chaîne, après le traitement par tri et recyclage.

Le groupe s’élève également contre la récupération des résidus d’incinération sous forme de mâchefers pour en faire des sous-couches pour les routes ou pour remblayer des zones humides et des plate-formes de zones industrielles, ce qui « aggrave la dissémination environnementale de la pollution ». Les risques encourus « justifient à l’évidence l’institution d’urgence d’un moratoire concernant la construction de nouveaux incinérateurs », estiment-ils.

La France « détient le record absolu en nombre d’incinérateurs d’ordures ménagères par tête d’habitant en Europe, et est le deuxième pays du monde, après le Japon, pour son parc d’incinérateurs », ce qui montre bien que des méthodes alternatives existent et qu’elles sont utilisées dans d’autres pays, soulignent les auteurs du rapport.

Les alternatives sont le développement de l’éco-conception des produits, le tri sélectif, le recyclage, la réutilisation des composants et le stockage sécurisé.

AFP 09/10/07
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